vendredi 29 juillet 2011

Femmes fortes (Première partie)

Ce billet et le prochain billets portent sur des segments tirés d'entrevues de l'émission On prend toujours un train pour la vie qui me parlent énormément.

Entrevue de Denise Bombardier


«Il faut assumer. Il faut être capable d'assumer qu'on dérange. Il faut être capable d'assumer de faire la polémique. Et je regrette que si peu de femmes fassent de la polémique et je pense que c'est pour ça. C'est parce qu'elles ne sont pas capable d'assumer les conséquences de ça.»

Je me reconnais dans la citation ci-haut car dans ma dernière année de travail, avant mon congé de maternité, j'ai beaucoup dérangé dans le nouveau département où je venais d'arriver car on m'avait donné comme mission de faire évoluer les choses... Je suis la plus jeune d'un département de femmes d'un certain âge qui n'apprécient pas le changement. Quand j'en avais parlé avec la directrice de mon département, elle m'avait dit que j'allais devoir apprendre à vivre avec cela car avec la force de caractère et la personnalité que j'ai, peu importe où j'irais, j'allais déranger et que ce n'était pas mauvais.


«Denise Bombardier: Je connais les failles de l'être humain je crois maintenant, beaucoup. Et au fond, je suis devenue, grâce à cette façon dont je vois les gens et finalement je suis devenue très tolérante sur la faiblesse humaine. 
Josélito Michaud: Vous ne l'étiez pas avant?
Denise Bombardier: Non. Je l'étais beaucoup moins, quand on est jeune, on peut moins accepter ça. Et j'ai compris que tout le monde ne pouvait pas être un héros, que tout le monde ne pouvait pas se surpasser constamment et c'est la vie qui me l'a appris aussi. Que c'était comme ça. Ça ne veut pas dire pour autant que j'accepte les lâchetés, les choses comme ça, parce que je crois qu'on a de la liberté en soi.»

Ce congé de maternité m'a apporté beaucoup de chose et je suis bien heureuse de voir que je continue d'évoluer même si je ne travaille plus. Je suis plus mature et je crois que je suis mieux en mesure de comprendre que les autres ne sont pas parfaits.


«Denise Bombardier: Je n'ai pas de regrets et je ne suis pas dans la nostalgie de ce que j'ai été. Je suis dans la conscience de ce que j'ai été. Mais je ne me mets pas dans la complaisance. La complaisance, c'est une façon de creuser sa tombe. 
Josélito Michaud: Vous n'aimez pas ça d'ailleurs quand les gens sont trop complaisants dans leur douleur? 
Denise Bombardier: Non et je ne peux pas entendre les gens, et à tout âge et encore bien plus maintenant, des gens qui disent: «Ben oui, mais moi c'est parce que je n'ai pas été aimé.» Il ne faut pas être victime, et ça c'est un autre des grands thèmes, vous le savez, il faut pas être victime parce que la victime n'a pas d'avenir. 
Josélito Michaud: Non, parce que la victime restera toujours la victime de quelque chose ou de quelqu'un. 
Denise Bombardier: Voilà.»

Je n'aime pas les victimes, nous ne décidons pas des épreuves qui nous arrivent mais nous décidons d'être victime et baisser les bras ou non.

2 commentaires:

Looange a dit…

Wow... quelle madame cette madame. Je l'aime bien même si desfois je la trouve "dure"

Capara a dit…

Looange: Je ne la connaissais pas trop cette madame et je dois avouer que quand elle parlait à TVA de sujet d'actualité, je changeais souvent de poste... Mais après avoir écouté cette émission, je me suis dit comme toi, Wow! Quelle madame!