samedi 15 octobre 2011

Course en talons hauts


J'ai été témoin de quelque chose un matin de cette semaine en allant porter ma fille à la garderie. Je me disais qu'il fallait que j'écrive un billet sur le sujet et ça m'a fait penser au film «Scrooged». J'ai eu l'impression que la vie me faisait assister à cette situation pour me montrer ce que ma vie pourrait être si je ne fais pas attention. Un peu comme le dernier fantôme dans le film «Scrooged» qui lui montre ce que sera son futur s'il continu à vivre dans l'avarice comme il le fait.

J'imagine que vous vous demandez bien ce que j'ai pu voir à la garderie... Tout a commencé à quelques coins de rue de la garderie alors qu'une auto fait à peine son stop et vient me coller au derrière jusqu'à la garderie. Tout comme moi, la voiture se stationne. Je me dis alors que ça sent la «maman à la course qui va être en retard au travail». J'entre donc dans la garderie suivie de la maman et ses deux filles. Le hasard veut que la plus jeune soit dans le même groupe que ma fille. Alors que j'enlève le manteau de ma fille, l'autre maman presse sa fille d'enlever son manteau. Elle lui plaque ensuite un bisou à la course, lui souhaite une bonne journée et l'envoi dans le local. À peine la petite a mis un pied dans le local, la mère est déjà en route vers la sortie et presse sa fille un peu plus âgée de se dépêcher.

J'ai trouvé triste de voir cette petite fille laissée à la garderie en vitesse. J'ai eu l'impression que la vie me faisait assister à cette situation pour me prévenir que si je ne planifie pas bien mes débuts de journée lorsque je recommencerai à travailler, je pourrais bien ressembler à cette maman (ce serait mon genre d'être à la course en talons hauts et de pousser les enfants)... Je ne vous raconte pas cette histoire pour faire le procès de cette maman car je ne la connais pas, je ne sais pas si tous ses matins ressemblent à celui-ci ou si j'ai assisté à un de ces matins où tout va mal. Je ne la juge pas car ça peut arriver à tout le monde.

Je remercie donc la vie de m'avoir fait vivre cette situation en tant que spectatrice et je me promet de faire attention à ne pas presser mes enfants.

2 commentaires:

Caro l'ergo a dit…

Tu décris très bien le scénario. Je m'imagine très facilement la scène. Je suis du genre maman en talon et je marche rapidement, mais je prends le temps d'embrasser, de reconduire mes enfants et d'échanger avec les éducatrices, une fois arrivée à la graderie...

Une minute de plus ou de moins, ça changera quoi au bout de la ligne?

Capara a dit…

@Caro l'ergo: C'est drôle, j'ai eu exactement la même pensée par rapport à une minute de plus ou de moins et le fait que ça n'aurait pas changé grand chose ;)