mardi 27 décembre 2011

Courir après sa vie

Vous savez ces gens qui dans les films courent tout le temps? Ils courent dans le métro et à la sortie de celui-ci. Ils courent pour traverser la rue. Ils courent lorsqu'ils ont un café dans une main ou bien le cellulaire à l'oreille. Ils courent pour attraper un ascenseur. Et bien si vous ne le saviez pas, ces gens existent dans la vraie vie aussi!

J'habite avec un homme qui est toujours entrain de courir. Je ne parle pas ici de course (malgré qu'il pratique aussi ce sport!). Il se lève le matin et la course commence. Il lui faut tout de suite déjeuner en lisant les nouvelles, ensuite sauter dans la douche et après cela, il faut se dépêcher à faire les commissions. Il ne faut pas perdre une minute. Il pourra commencer à vivre lorsque tout ce qu'il avait à faire sera fait!

De mon côté, je ne suis pas du matin. Je me lève tranquillement. Je n'aime pas déjeuner tout de suite. J'aime prendre le temps de m’asseoir sur le divan avec ma cocotte et flâner un peu sur mon ordinateur pendant qu'elle écoute une émission. J'aime les journées pyjama ou vêtements mous plutôt que de courir m'habiller.

Je rêvais d'un 24 décembre en vêtements mous mais je ne l'ai pas eu. En plein milieu d'après-midi (pendant qu'il faisait les courses), mon conjoint a décidé d'inviter ses parents à venir prendre l'apéro.

Je rêvais d'un 25 décembre relaxe mais ça non plus je ne l'ai pas eu. À peine les cadeaux du Père-Noël déballés, mon conjoint était rendu dans la cuisine à préparer une tourtière. Mais ce n'est pas une préparation de pâte à tarte relaxe... Non, non, non. Il faut que ça se fasse vite. Ensuite, on déjeune en vitesse. On va s'habiller et on file chez les beaux-parents pour les cadeaux et le dîner. On revient à la maison, on couche les enfants et on ramasse car les beaux-parents sont invités à souper! Bref on a pas arrêté!

Je rêvais d'un 26 décembre qui me permettrait de me remettre du 24-25 avant que la course ne recommence (on va chez mes parents pendant quelques jours) mais non! Visite à la clinique pour mon petit amour qui était fiévreux depuis 2 jours et on nous envoi finalement à l'hôpital. On lui passe une batterie de test et il semblerait que ce qui lui cause 40 de fièvre n'est qu'un méchant virus. Cocotte quant à elle nous réveille cette nuit en nous disant qu'elle a mal à une oreille... Les tubes sont tombés et l'ORL m'avait dit que si elle ne faisait pas d'autre otite, c'était réglé et elle n'aurait pas besoin d'en avoir d'autres... On attend à demain et si elle nous dit encore qu'elle a mal, on repart pour la clinique.

Aujourd'hui 27 décembre, à 9h45, mon conjoint était déjà entrain de mettre la petite dans l'auto. En un peu plus d'une heure, il a eu le temps de déjeuner, prendre sa douche, s'habiller, appeler sa mère et regarder les spéciaux sur internet. Pendant qu'il cour après sa vie, moi j'ai décidé de m'arrêter. Je suis habillée en mou, je ne stress pas pour les vêtements propres pas pliés dans le panier ou toute autre tâche qui devrait être accomplie et je profite du calme de la maison pendant que bébé dort (enfin!).

3 commentaires:

Caro l'ergo a dit…

C'est fou comment la vie peut nous faire courir... S'arrêter, tu as raison de t'arrêter avant de passer à côté. Lorsqu'on court, le paysage passe vite et on ne voit plus rien.

Profitez de la vie n'est pas donné à tous ... mais un jour, la vie nous rattrappera ou un événement fera qu'on n'aura pas le choix de s'arrêter...

Looange a dit…

Tu as raison, notre vie a souvent l'air d'une course !

Capara a dit…

@Caro l'ergo: J'aime bien cette image de la course et du paysage qui passe vite. C'est assez juste. ;)

@Looange: Oui et la seule personne qui peut décider de ralentir le rythme, c'est nous. ;)