mercredi 22 février 2012

«Je suis ce que j'ai»

Suite à un tweet de Marie Plourde, je suis allée lire l'article Série l'argent: «Je suis ce que j'ai» de Patrick Lagacé. La fin de l'article m'a frappé:


«Sans le savoir, mon vendeur d'assurances rejoint l'économiste Pierre Fortin, pour qui le phénomène du voisin gonflable, dans les habitudes de consommation, est incontournable: «Quand tu fais 60 000$ par année, tu te sens pauvre face à celui qui en fait 80 000$. Tu fais quoi? Tu t'endettes, pour compenser.»
Puis, le prof à l'UQAM, jadis conseiller de René Lévesque, membre du collectif des lucides, chroniqueur à L'actualité, sort cette citation:
- Tout le monde est malheureux tout l'temps parce que tout l'monde i veut d'l'argent tout l'temps...
- C'est de qui?
- Gilles Vigneault...
J'aime une autre citation qui décrit la même soif de l'objet: «La totalité de mes possessions réfléchit la totalité de mon être. Je suis ce que j'ai.»
Sartre, Jean-Paul...»
C'est plate à dire mais je me retrouve tout à fait dans cela. Si je regarde ce que j'ai, je me trouve bien chanceuse d'avoir tout ça. Cependant, quand je regarde à côté, j'aimerais en avoir plus. Nous nous payons bien des choses mais nous en avons les moyens, ce que nous ne pouvons pas nous offrir, on ne se l'achète pas. En plus, on met de l'argent de côté pour notre retraite ce que de moins moins de gens font. Finalement, c'est peut-être ça la nouvelle richesse, une recette vieille comme le monde: Acheter ce qu'on a les moyens d'acheter et mettre des $$ de côté.

4 commentaires:

Fleur d'âme a dit…

Plusieurs personnes s'endettent énormément et ne prévoient pas pour leur retraite. Je trouve ça extrêmement malheureux.

Personnnellement, je me sens riche, et ce, même si je fais un salaire comparable à plusieurs personnes. Je demeure dans une petite maison, j'ai une voiture, des REER, un CELI, de l'argent de côté pour les imprévues... je ne manque de rien et je ne me prive de rien d'essentiel ou de prioritaire pour moi. D'un autre côté, je n'ai pas de bateau, je ne voyage pas dans le Sud tous les ans, je n'ai pas de téléphone intelligent, je ne vais pas chez la coiffeuse ou au resto toutes les semaines...

Le plus étrange, c'est que je demeure dans un vieux quartier où il y a de très vieilles et grosses maisons d'Italiens... Lorsque je les regarde, je me dis que je préfère la mienne, comme ça je n'ai besoin de personne pour l'entretenir et que je ne dois passer tout mon temps à travailler pour la payer...;)

La Belle a dit…

Moi aussi la série d'articles me fait un peu beaucoup réfléchir...

Je crois qu'avant chaque achat à l'avenir, je vais vraiment me demander... En ai-je vraiment besoin?!

Capara a dit…

@Fleur d'âme: "je préfère la mienne, comme ça je n'ai besoin de personne pour l'entretenir et que je ne dois passer tout mon temps à travailler pour la payer...;)" Très bien dit!

@La Belle: C'est effectivement une très bonne question à se poser avant d'acheter. Je pense faire de même moi aussi.

Capara a dit…

@Fleur d'âme: "je préfère la mienne, comme ça je n'ai besoin de personne pour l'entretenir et que je ne dois passer tout mon temps à travailler pour la payer...;)" Très bien dit!

@La Belle: C'est effectivement une très bonne question à se poser avant d'acheter. Je pense faire de même moi aussi.