jeudi 23 février 2012

Monsieur, prenez votre gaz égal!

On sort de la clinique, direction la pharmacie. Coco fait une otite, Cocotte a un poussée d'eczéma!

Il est 18h45, Cocotte n'arrête pas de me dire que son nez coule (parce qu'on est tous les 3 enrhumés...), elle veut savoir si elle va pouvoir écouter les Étoiles du dodo en arrivant à la maison. Je donne les prescriptions au comptoir et on attend. Elle me pose mille et une question et on attend tranquillement.

Un moment donné, un monsieur arrive. Elle se cache de lui, il rigole à la voir aller. Il chantonne et se promène dans les allées. Il n'y a personne d'autres que nous dans la pharmacie (le rush était avant nous... mais ça il ne le sait pas). On chante des chansons à cocos qui en a vraiment marre d'être dans sa poussette.

Tout à coup, Monsieur retourne au comptoir et chiâle sur le temps d'attente avant de recevoir ses médicaments. Elle lui explique que tout est prêt mais que le pharmacien doit vérifier avant, que c'est un dossier à la fois et que je suis avant lui. Il gueule à qui veut bien l'entendre (et même ceux qui ne veulent pas l'entendre c'est à dire MOI) que c'est bien plus rapide au Jean Coutu et que la prochaine fois, c'est là qu'il ira (tant mieux pour nous!!).

Quelques minutes après, il est appelé à payer. Dans le petit panier, son ordonnance, des timbres de nicotine pour arrêter de fumer... Ma cocotte me demande alors pourquoi le monsieur passe devant nous. Avoir été moins épuisée, j'aurais probablement sorti quelque chose pour le faire feeler cheap (il l'aurait bien mérité).

Lorsque ce fût notre tour de payer, la technicienne me dit qu'elle espérait que je ne pensais pas qu'elle voulait dire que c'était long à cause de nous (ayant dit au monsieur que nous étions avant lui). Je lui ai dit que je n'y avais même pas pensé, que tout ce qui me fâchait, c'était que ce monsieur pense que parce qu'il chiâlait dans la vie, il passait plus vite. Je lui ai ensuite dit qu'en voyant ce qu'il avait dans son panier, ça pouvait expliquer son comportement. Elle m'a dit quelque chose qui m'a fait réfléchir: "On aurait pu se dire la même chose de vous en regardant votre panier, vous avez un enfant malade, vous êtes fatiguée mais vous ne vous êtes pas plainte vous."

Elle a bien raison, j'ai un enfant avec otite, une petite fille avec un rhume, je suis moi-même enrhumée, j'ai une fracture au coude et je fais une dépression et je suis toute seule avec les deux enfants depuis le matin jusqu'à leur coucher alors: "Monsieur en manque de Nicotine, prenez votre gaz égal et attendez comme tout le monde!"

2 commentaires:

Fleur d'âme a dit…

Décidément, il y aura toujours des gens qui n'ont pas appris à vivre en société...

Le pire, c'est que la caissière qui assume, n'a même pas de contrôle dans la situation. Elle ne fait que son travail!

Capara a dit…

@Fleur d'âme: Bien dit!